Reste à vivre : comment prévoir son budget ?

Reste à vivre, pourquoi et comment le calculer

Le reste à vivre est le montant de votre revenu encore disponible après le paiement de vos charges fixes.
Peu de foyers connaissent cette notion, et très peu se livrent à l’exercice de son calcul. Cependant, les établissements financiers (banques et autres organismes de crédits), un tant soit peu professionnels, l’utilisent pour évaluer votre « santé financière ».

Quelle est son utilité, comment le calculer et pourquoi : on vous explique tout !


Taux d’endettement versus reste à vivre : bien faire la différence

S’il est généralement admis qu’un taux d’endettement ne doit pas dépasser 33% au moment d’octroyer un prêt, le reste à vivre donne une vision complémentaire sur les réelles capacités financières d’un emprunteur.

Alors que le taux d’endettement représente un pourcentage (la part des revenus consacrée aux charges), le reste à vivre est un montant.

C’est donc la somme d’argent que vous pouvez « utiliser » une fois vos différentes obligations réglées.

Aussi, une personne (ou un foyer) présentant un taux d’endettement supérieur à 33% pourra malgré tout être éligible à une offre de prêt si la somme finale est suffisante.


Comment calculer le reste à vivre ?

Il s’obtient en soustrayant le montant de ses charges fixes, au total des ressources :

Total des ressources – total des charges fixes = reste à vivre


Calcul des ressources par personne :

Généralement, les établissements financiers ne prennent en compte que les revenus (salaires, retraites) pour le calcul des ressources.

Néanmoins, selon les organismes, d’autres éléments pourraient être inclus, tels que des revenus mobiliers et immobiliers, des pensions et prestations familiales ou encore des allocations (CAF, APL, RSA, …).
Attention toutefois, certains de ces revenus complémentaires pourraient être pondérés (ex : prise en compte des revenus locatifs à hauteur de 80%), d’autres peu ou pas intégrés au calcul.

Si votre activité présente quelques spécificités (indépendant, intermittent du spectacle, profession libérale, rémunération avec variables…), une moyenne de votre salaire sera calculée sur les 3 dernières années.

Calcul des charges fixes :

Il s’agit de l’ensemble des prélèvements du foyer, ceux-ci peuvent comprendre :

  • Impôts :  taxe d’habitation, taxe foncière
  • Crédits : immobilier, véhicule, consommation, assurances crédits…
  • Habitation : loyer et charges, assurances, abonnements et consommation (eau, électricité, téléphonie…)

Une fois ce calcul réalisé, vous aurez donc le montant de votre reste à vivre par personne. C’est cette somme qui vous permettra de remplir vos besoins du quotidien (alimentation, vêtements, hygiène…) et ceux moins courants (épargne, loisirs).


Qu’est-ce qu’un reste à vivre acceptable ?

S’il n’existe pas de norme, on admet que la somme restante doit se situer à minima aux alentours de 600 euros, bien que la barème du reste à vivre évolue chaque année.

Ce montant sera bien évidemment révisé en fonction du nombre de personnes composant le foyer. En deçà de 400 euros, il faudra être particulièrement vigilant au risque d’endettement.

Forcément, plus il est important, moins il y a de probabilité d’être en difficulté financière.

Exemple de calcul pour le reste à vivre :


  • Un couple avec 3 enfants, perçoit 2700€ de salaire et prestations sociales. Avec 750€ de crédit immobilier et 130€ de charges, ils respectent bien un taux d’endettement inférieur à 33%.
  • Un divorcé vivant seul avec un salaire de 3000€, paye un loyer de 900€. Avec 200€ de crédits à la consommation et une pension alimentaire de 400€, il présente un taux d’endettement de 50%.

A votre avis, à qui l’organisme de financement accordera-t-il plus facilement un crédit ?

Un organisme de crédit ne se contentera donc pas uniquement de ce fameux taux d’endettement, mais considérera également les restes à vivre, qui sont respectivement de 1820€ pour le 1er exemple, et de 1500€ pour le deuxième.
En intégrant le nombre de personnes composant ces foyers, notre « divorcé » aura plus chance de se faire accorder un prêt que notre « famille », malgré son taux d’endettement plus élevé.


Utiliser le reste à vivre pour gérer son budget

Vous l’aurez compris, ce calcul ne devrait pas être uniquement du ressort de votre banquier !

Cela peut vous éviter d’être à découvert, et vous faciliter la gestion du reste de vos dépenses sur le mois.

Il existe différentes solutions pour vous aider à bien gérer son budget

Si vous avez plus de 2 crédits en cours, une solution efficace pourrait être le regroupement de prêts.

Vérifiez votre éligibilité au regroupement de crédits

Photo : Visualhunt.com